suite partie 4
L’agitation aux alentours de la tour le détourne de ses soucis, c’est intéressant. Le bruit du métal, les cris, peut-être va-t-il encore y avoir un événement dans la cour.
Celle
de la Tour, car la cour royale ne le concerne pas, trop de colifichets et peu
de nourriture. Il en a vu passer des rois et des reines. Mais il s’étonne de
voir des têtes couronnées bien capricieuses. Les hommes ne semblent pas choisir
les plus valeureux et le plus raisonnables pour être dirigés. Mais alors quelles
sont les raisons de leur choix ?
L‘ancêtre
a vécu des massacres entre humains.
À
l’écart de querelles incompréhensibles, les oiseaux viennent nettoyer les
dégâts après les batailles. Charognes de rat ou de guerrier ne sont pas
dissemblables.
Hypocrites
les villageois et autres ne les aiment pas, et les clouent dans les campagnes.
Mais pourtant c’est leur rôle d’honnêtes corbeaux de faire place nette. On ne
dénoncera personne mais la pratique est courante…
En bas
une bonne femme braille comme la corneille craille.
Beaucoup de bruit pour rien.
Le
bourreau n’est pas là. Pas de réjouissance en vue pour la troupe de noir vêtue.
On peut s’en battre l’aile. Et voler. Il n’y aura pas de ripaille aujourd’hui.
Le
respect se mérite, même dans l’allure. Alors l’Ancêtre évite tout problème à
terre qui donne une démarche ridicule et sautillante. Il plane avec endurance
et majesté. Le point de vue en hauteur conforte son opinion de la petitesse de
la race d’homme.
Même
en journée il apprécie de rejoindre son nid douillet pour prendre un peu de
repos. Mais oui, il ne faut pas se fier à l’aspect rugueux de son abri.
L’intérieur est patiemment tapissé de douceur moelleuse. Les petits s’y
trouvent bien.
cet ancetre majestueux nous rend encore impatients, mais il plane, placide…
RépondreSupprimervite la suite de ses aventures !
Bonsoir Anonyme, et patience...
Supprimerla partie 5 vient après-demain, et terminera sa saga.
On a plaisir à planer avec lui...
RépondreSupprimerLe vol se termine bientôt,
Supprimerbonne soirée.
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RépondreSupprimerBonsoir Edwige,
RépondreSupprimerton corbeau me fait toujours et encore penser à Villon .
Ses corbeaux étaient souvent présents, la mort les attiraient. Ils furent toujours présents sur les lieux de supplices ou sur les lieux des guerres.
Ces corbeaux sont malheureusement souvent immatériels et ne sont que noirceur par l'idée qu'ils nous donnent d'eux ou qu'ils veulent se donner.
Un pessimiste est un optimiste réaliste.
Bonsoir Max,
RépondreSupprimerOui, Villon nous a marqué dans l'étude de 'La ballade des pendus'.
Ces oiseaux sont des éboueurs, ils nettoient les déchets, même ceux provoqués par la stupidité humaine. Hélas...